• Le ne-pas-encore que le Dasein est à chaque fois répugne à être interprété comme excédent (Ausstand).
• La fin pour laquelle le Dasein est en existant est déterminée de manière inadéquate par un être-à-la-fin (Zu-Ende-sein).
• Il convient d’accomplir l’interprétation analytico-existentiale de la mort et de son caractère de fin au fil conducteur du phénomène du souci.
§ 49. Délimitation de l’analyse existentiale de la mort par rapport à d’autres interprétations possibles du phénomène.
• La mort au sens le plus large est un phénomène de la vie, laquelle est un mode d’être auquel appartient un être-au-monde.
• Elle ne peut être fixée que dans une orientation privative sur le Dasein.
• Même le Dasein peut se laisser considérer comme une pure vie.
• Aux yeux de l’approche biologique, il sera intégré au domaine d’être (Seinsbezirk) connu comme monde animal et végétal.
• À l’intérieur de ce champ, les types de mort et ses causes peuvent être soumis à une investigation scientifique.
• Il reste à demander comment, à partir de l’essence ontologique de la vie, se détermine celle de la mort.
Tuesday, June 8, 2010
Summary of page 245
• Le finir comme cessation peut signifier : passer dans le non-être-sous-la-main (la pluie cesse), ou bien ne commencer à être sous-la-main qu’en finissant (le finir du chemin, loin de le faire disparaître, détermine le chemin).
• Ce dernier mode du finir peut soit déterminer un sous-la-main inachevé (un chemin en construction s’interrompt), soit constituer l’achèvement (Fertigkeit) d’un sous-la-main (i.e. le dernier coup de pinceau achève le tableau).
• Si le finir comme s’achever (Fertigwerden) n’inclut pas l’accomplissement (Vollendung), ce qui veut être accompli doit atteindre son achèvement.
• L’accomplissement est un mode dérivé de l’achèvement, lequel est possible comme détermination d’un sous-la-main ou d’un à-portée-de-la-main.
• Même le finir au sens du disparaître (Verschwindens) peut se modifier conformément au mode d’être de l’étant. La pluie est finie, i.e. elle a disparu. Le pain est fini, i.e. il a été consommé.
• La mort comme fin du Dasein ne saurait se laisser caractériser par aucun de ces modes du finir, car le Dasein serait posé du même coup comme sous-la-main ou à-portée-de-la-main.
• Dans la mort, le Dasein n’est ni accompli, ni disparu, ni devenu achevé ou totalement disponible en tant qu’à-portée-de-la-main.
• De même que le Dasein est constamment son ne-pas-encore, de même il est déjà sa fin.
• Le finir désigné par la mort ne signifie pas un être-à-la-fin (Zu-Ende-sein) du Dasein, mais un être pour la fin (Sein zum Ende).
• La mort est une guise d’être que le Dasein assume dès qu’il est.
• Ce dernier mode du finir peut soit déterminer un sous-la-main inachevé (un chemin en construction s’interrompt), soit constituer l’achèvement (Fertigkeit) d’un sous-la-main (i.e. le dernier coup de pinceau achève le tableau).
• Si le finir comme s’achever (Fertigwerden) n’inclut pas l’accomplissement (Vollendung), ce qui veut être accompli doit atteindre son achèvement.
• L’accomplissement est un mode dérivé de l’achèvement, lequel est possible comme détermination d’un sous-la-main ou d’un à-portée-de-la-main.
• Même le finir au sens du disparaître (Verschwindens) peut se modifier conformément au mode d’être de l’étant. La pluie est finie, i.e. elle a disparu. Le pain est fini, i.e. il a été consommé.
• La mort comme fin du Dasein ne saurait se laisser caractériser par aucun de ces modes du finir, car le Dasein serait posé du même coup comme sous-la-main ou à-portée-de-la-main.
• Dans la mort, le Dasein n’est ni accompli, ni disparu, ni devenu achevé ou totalement disponible en tant qu’à-portée-de-la-main.
• De même que le Dasein est constamment son ne-pas-encore, de même il est déjà sa fin.
• Le finir désigné par la mort ne signifie pas un être-à-la-fin (Zu-Ende-sein) du Dasein, mais un être pour la fin (Sein zum Ende).
• La mort est une guise d’être que le Dasein assume dès qu’il est.
Summary of page 244
• Le ne-pas-encore est impliqué dans son être en tant que constituant.
• Le Dasein, aussi longtemps qu’il est, est à chaque fois son ne-pas-encore.
• Ce qui constitue pour le Dasein sa non-totalité (Unganzheit), l’en-avant-de-soi (Sichvorweg), n’est ni l’excédent d’une somme, ni un ne-pas-encore-être-devenu-accessible (Noch-nicht-zugänglich-geworden-sein), mais un ne-pas-encore qu’un Dasein a à chaque fois à être.
• La comparaison avec l’immaturité du fruit, en dépit d’une certaine convergence, manifeste des différences essentielles.
• Même si le mûrir du fruit s’accorde avec le Dasein en ce que l’un comme l’autre est à chaque fois son ne-pas-encore, cela ne veut pas dire que la maturité et la mort coïncideraient jusque dans leur structure ontologique de fin.
• Avec la maturité, le fruit s’accomplit.
• Même si avec sa mort le Dasein a « accompli sa course » un Dasein « inaccompli » finit aussi. Le Dasein a si peu besoin de n’arriver à maturité qu’avec sa mort qu’il peut avoir déjà dépassé cette maturité avant la fin.
• Le plus souvent, il finit dans l’inaccomplissement.
• Finir ne signifie pas nécessairement s’accomplir.
• Finir signifie cesser.
• Le Dasein, aussi longtemps qu’il est, est à chaque fois son ne-pas-encore.
• Ce qui constitue pour le Dasein sa non-totalité (Unganzheit), l’en-avant-de-soi (Sichvorweg), n’est ni l’excédent d’une somme, ni un ne-pas-encore-être-devenu-accessible (Noch-nicht-zugänglich-geworden-sein), mais un ne-pas-encore qu’un Dasein a à chaque fois à être.
• La comparaison avec l’immaturité du fruit, en dépit d’une certaine convergence, manifeste des différences essentielles.
• Même si le mûrir du fruit s’accorde avec le Dasein en ce que l’un comme l’autre est à chaque fois son ne-pas-encore, cela ne veut pas dire que la maturité et la mort coïncideraient jusque dans leur structure ontologique de fin.
• Avec la maturité, le fruit s’accomplit.
• Même si avec sa mort le Dasein a « accompli sa course » un Dasein « inaccompli » finit aussi. Le Dasein a si peu besoin de n’arriver à maturité qu’avec sa mort qu’il peut avoir déjà dépassé cette maturité avant la fin.
• Le plus souvent, il finit dans l’inaccomplissement.
• Finir ne signifie pas nécessairement s’accomplir.
• Finir signifie cesser.
Summary of page 243
• Ce faire-défaut comme excédent ne détermine pas le ne-pas-encore du Dasein en tant que mort possible, car le Dasein n’est pas un à-portée-de-la-main.
• Le Dasein n’est pas finalement ensemble à partir du moment où son ne-pas-encore s’est rempli, car alors il n’est plus.
• Le Dasein existe de telle manière que son ne-pas-encore lui appartient.
• Même si la lune ne peut jamais être totalement saisie, son ne-pas-encore ne signifie pas un ne-pas-encore-être-ensemble des parties qui lui appartiennent, mais il concerne la saisie (Erfassen) percevante.
• Le ne-pas-encore du Dasein ne demeure pas inaccessible à l’expérience: il n’est pas encore effectif.
• Le problème ne concerne pas la saisie (Erfassung) du ne-pas-encore du Dasein, mais son être.
• Le Dasein doit en tant que lui-même devenir, i.e. être ce qu’il n’est pas encore.
• Le fruit vert se porte lui-même à la maturité, et un tel se-porter caractérise son être en tant que fruit.
• Ce qu’il n’est pas encore ne lui est ajouté en tant que pas-encore-sous-la-main.
• Le ne-pas-encore de l’immaturité, loin de désigner un autre extérieur qui pourrait, indifféremment au fruit, être sous-la-main avec lui, désigne le fruit dans son mode d’être spécifique.
• La somme non encore complète est indifférente à l’égard du reste non-à-portée-de-la-main qui lui fait défaut.
• Le fruit mûrissant est l’immaturité.
• Le Dasein n’est pas finalement ensemble à partir du moment où son ne-pas-encore s’est rempli, car alors il n’est plus.
• Le Dasein existe de telle manière que son ne-pas-encore lui appartient.
• Même si la lune ne peut jamais être totalement saisie, son ne-pas-encore ne signifie pas un ne-pas-encore-être-ensemble des parties qui lui appartiennent, mais il concerne la saisie (Erfassen) percevante.
• Le ne-pas-encore du Dasein ne demeure pas inaccessible à l’expérience: il n’est pas encore effectif.
• Le problème ne concerne pas la saisie (Erfassung) du ne-pas-encore du Dasein, mais son être.
• Le Dasein doit en tant que lui-même devenir, i.e. être ce qu’il n’est pas encore.
• Le fruit vert se porte lui-même à la maturité, et un tel se-porter caractérise son être en tant que fruit.
• Ce qu’il n’est pas encore ne lui est ajouté en tant que pas-encore-sous-la-main.
• Le ne-pas-encore de l’immaturité, loin de désigner un autre extérieur qui pourrait, indifféremment au fruit, être sous-la-main avec lui, désigne le fruit dans son mode d’être spécifique.
• La somme non encore complète est indifférente à l’égard du reste non-à-portée-de-la-main qui lui fait défaut.
• Le fruit mûrissant est l’immaturité.
Summary of page 242
• La récusation de tels concepts doit être prolongée en une assignation positive à leur région spécifique.
• Loin de conquérir les concepts de fin et de totalité par voie de déduction, il faut emprunter le sens existential du venir-à-la-fin du Dasein à celui-ci, et montrer comment un tel finir peut constituer un être-tout de l’étant qui existe.
• On a affirmé trois thèses concernant la mort :
1. Au Dasein appartient, aussi longtemps qu’il est, un ne-pas-encore qu’il sera, un excédent.
2. Le venir-à-sa-fin (Zu-seinem-Ende-kommen) de ce-qui-n’est-pas-encore-à-la-fin (Noch-nicht-zu-Ende-seienden) a le caractère du ne-plus-être-là (Nichtmehrdaseins).
3. Le venir-à-la-fin renferme un mode d’être irreprésentable (unvertretbaren) pour chaque Dasein.
• Dans le Dasein, une constante non-totalité (Unganzheit), qui trouve sa fin avec la mort, est irréductible.
• Est-ce que ce ne-pas-encore peut être interprété comme excédent (Ausstand) ?
• Cet expression désigne ce qui « appartient » à un étant, mais fait encore défaut.
• L’excéder comme faire-défaut se fonde dans une appartenance.
• Ce qui est excédent n’est pas encore disponible.
• Être en excédent veut dire : le ne-pas-encore-être-ensemble (Nochnichtbeisammensein) de ce qui se coappartient (Zusammengehörigen), i.e. le non-être-à-portée-de-la-main d’éléments manquants de même mode d’être que les éléments déjà à-portée-de-la-main.
• Le non-ensemble subsistant est éliminé par un assemblage cumulatif.
• L’étant où quelque chose est en excédent a le mode d’être de l’à-portée-de-la-main.
• Cet ensemble, nous le caractérisions comme somme (Summe).
• Loin de conquérir les concepts de fin et de totalité par voie de déduction, il faut emprunter le sens existential du venir-à-la-fin du Dasein à celui-ci, et montrer comment un tel finir peut constituer un être-tout de l’étant qui existe.
• On a affirmé trois thèses concernant la mort :
1. Au Dasein appartient, aussi longtemps qu’il est, un ne-pas-encore qu’il sera, un excédent.
2. Le venir-à-sa-fin (Zu-seinem-Ende-kommen) de ce-qui-n’est-pas-encore-à-la-fin (Noch-nicht-zu-Ende-seienden) a le caractère du ne-plus-être-là (Nichtmehrdaseins).
3. Le venir-à-la-fin renferme un mode d’être irreprésentable (unvertretbaren) pour chaque Dasein.
• Dans le Dasein, une constante non-totalité (Unganzheit), qui trouve sa fin avec la mort, est irréductible.
• Est-ce que ce ne-pas-encore peut être interprété comme excédent (Ausstand) ?
• Cet expression désigne ce qui « appartient » à un étant, mais fait encore défaut.
• L’excéder comme faire-défaut se fonde dans une appartenance.
• Ce qui est excédent n’est pas encore disponible.
• Être en excédent veut dire : le ne-pas-encore-être-ensemble (Nochnichtbeisammensein) de ce qui se coappartient (Zusammengehörigen), i.e. le non-être-à-portée-de-la-main d’éléments manquants de même mode d’être que les éléments déjà à-portée-de-la-main.
• Le non-ensemble subsistant est éliminé par un assemblage cumulatif.
• L’étant où quelque chose est en excédent a le mode d’être de l’à-portée-de-la-main.
• Cet ensemble, nous le caractérisions comme somme (Summe).
Summary of page 241
• Le finir qui est à la mesure du Dasein doit être délimité par rapport à la fin d’une vie.
• Le concept médical d’« exitus » ne coïncide pas avec le concept du périr.
• Diverses substructions (Substruktionen) qui imposent à notre insu de types d’étants munis d’un autre mode d’être (être-sous-la-main ou vie) menacent d’égarer l’interprétation du phénomène de la mort.
§ 48. Excédent (Ausstand ; that which is still outstanding), fin et totalité.
• La caractérisation ontologique de la fin et de la totalité ne peut être ici que provisoire.
• Son achèvement requiert :
1) le dégagement de la structure formelle de la fin et de la totalité en général,
2) un développement de ses possibles modifications structurelles régionales dé-formalisées (entformalisierten), tâche qui présuppose une interprétation des modes d’être selon une division régionale du tout de l’étant, ce qui exige une idée de l’être en général.
• L’analyse ontologique de la fin et de la totalité doit donc présupposer comme connu ce qui est cherché, i.e. le sens de l’être en général.
• Nous devons décider dans quelle mesure les concepts de fin et de totalité qui s’imposent de prime abord sont ontologiquement inadéquats au Dasein.
• Le concept médical d’« exitus » ne coïncide pas avec le concept du périr.
• Diverses substructions (Substruktionen) qui imposent à notre insu de types d’étants munis d’un autre mode d’être (être-sous-la-main ou vie) menacent d’égarer l’interprétation du phénomène de la mort.
§ 48. Excédent (Ausstand ; that which is still outstanding), fin et totalité.
• La caractérisation ontologique de la fin et de la totalité ne peut être ici que provisoire.
• Son achèvement requiert :
1) le dégagement de la structure formelle de la fin et de la totalité en général,
2) un développement de ses possibles modifications structurelles régionales dé-formalisées (entformalisierten), tâche qui présuppose une interprétation des modes d’être selon une division régionale du tout de l’étant, ce qui exige une idée de l’être en général.
• L’analyse ontologique de la fin et de la totalité doit donc présupposer comme connu ce qui est cherché, i.e. le sens de l’être en général.
• Nous devons décider dans quelle mesure les concepts de fin et de totalité qui s’imposent de prime abord sont ontologiquement inadéquats au Dasein.
Summary of page 240
• Cette possibilité de représentation échoue lorsqu’il s’agit de représenter la venue-à-la-fin du Dasein : nul ne peut prendre son mourir à autrui.
• L’« aller à la mort pour un autre » ne signifie pas que sa mort serait ôtée à l’autre.
• Tout Dasein doit prendre sur soi son mourir : la mort est toujours mienne.
• La mort est constituée par la mienneté et l’existence.
• Le mourir n’est pas une donnée (Begebenheit), mais un phénomène existential (existenzial).
• Si le finir (Enden) en tant que mourir constitue la totalité du Dasein, alors il faut que l’être de la totalité soit conçu comme un phénomène existential.
• Dans le finir et l’être-tout concomitant, il n’y a pas de représentation.
• La mort est un phénomène existential.
• La sortie-du-monde (Aus-der-Welt-gehen) du Dasein au sens du mourir doit être distinguée d’une sortie-du-monde du seulement vivant (Nur-lebenden).
• Ce finir propre à un vivant, nous le désignons par le terme périr (Verenden).
• L’« aller à la mort pour un autre » ne signifie pas que sa mort serait ôtée à l’autre.
• Tout Dasein doit prendre sur soi son mourir : la mort est toujours mienne.
• La mort est constituée par la mienneté et l’existence.
• Le mourir n’est pas une donnée (Begebenheit), mais un phénomène existential (existenzial).
• Si le finir (Enden) en tant que mourir constitue la totalité du Dasein, alors il faut que l’être de la totalité soit conçu comme un phénomène existential.
• Dans le finir et l’être-tout concomitant, il n’y a pas de représentation.
• La mort est un phénomène existential.
• La sortie-du-monde (Aus-der-Welt-gehen) du Dasein au sens du mourir doit être distinguée d’une sortie-du-monde du seulement vivant (Nur-lebenden).
• Ce finir propre à un vivant, nous le désignons par le terme périr (Verenden).
Monday, June 7, 2010
Résumé p.247
.comment, à partir de l’essence ontologique de la vie, se détermine celle de la mort ?
.décéder : le périr du Dasein ?
.le Dasein ne périt jamais (périr = finir de l’être vivant). Il ne peut décéder qu’aussi longtemps qu’il meurt (mourir = guise d’être en laquelle le Dasein est pour sa mort).
.l’interprétation existentiale de la mort est antérieure à toute biologie et ontologie de la vie. Fondatrice pour toute investigation biographico-historique et ethnologico-psychologique de la mort.
.psychologie du mourir présuppose le concept de mort ; révèle la vie des mourants.
.le Dasein ne meurt pas dans un vécu de son décéder factice.
.les conceptions de la mort éclairent la compréhension du Dasein : l’interprétation du Dasein a besoin d’une analytique existentiale et d’un concept correspondant de la mort.
.décéder : le périr du Dasein ?
.le Dasein ne périt jamais (périr = finir de l’être vivant). Il ne peut décéder qu’aussi longtemps qu’il meurt (mourir = guise d’être en laquelle le Dasein est pour sa mort).
.l’interprétation existentiale de la mort est antérieure à toute biologie et ontologie de la vie. Fondatrice pour toute investigation biographico-historique et ethnologico-psychologique de la mort.
.psychologie du mourir présuppose le concept de mort ; révèle la vie des mourants.
.le Dasein ne meurt pas dans un vécu de son décéder factice.
.les conceptions de la mort éclairent la compréhension du Dasein : l’interprétation du Dasein a besoin d’une analytique existentiale et d’un concept correspondant de la mort.
Résumé p.246
§49 Délimitation de l’analyse existentiale de la mort par rapport à d’autres interprétations possibles du phénomène.
.la mort [n']est [pas] un phénomène de la vie.
.la vie doit être comprise comme un mode d’être auquel appartient un être-au-monde.
.la vie ne peut être fixée ontologiquement que dans une orientation privative sur le Dasein.
.Dasein peut être considéré comme pure vie.
.approche biologico-physiologique : Dasein intégré au monde animal et végétal.
.types de mort peuvent être soumises à une investigation scientifique.
.la mort [n']est [pas] un phénomène de la vie.
.la vie doit être comprise comme un mode d’être auquel appartient un être-au-monde.
.la vie ne peut être fixée ontologiquement que dans une orientation privative sur le Dasein.
.Dasein peut être considéré comme pure vie.
.approche biologico-physiologique : Dasein intégré au monde animal et végétal.
.types de mort peuvent être soumises à une investigation scientifique.
Sunday, June 6, 2010
Heidegger et l’idéalisme spéculatif
Qu’est-ce que Heidegger oppose à une des thèses fondamentales de l’idéalisme spéculatif postkantien, à savoir la thèse selon laquelle l’être-en-soi devient pour-soi au moyen d'une aliénation et d’un retour effectué à partir d’un tel être-hors-de-soi?
La transition entre le premier et le deuxième Heidegger – médiatisée par son engagement national-socialiste – est un passage entre une ontologie conçue comme fondation et orientation des pratiques ontiques vers une ontologie conçue comme fondation d’une réaction pastorale et d’un retour théologique du divin. L’engagement politique d’Heidegger témoigne – malgré tout – d’une reconnaissance de l’importance d’une transcendance – i.e. d’un changement – proprement ontique. La pensée de l’être est conçue chez le premier Heidegger comme une fondation ontologique d’une historicité ontique (de la même façon que l’ontologie fondamentale constitue le fondement nécessaire des ontiques régionales). Avec le deuxième Heidegger, le gouffre entre l’être et l’étant s’amplifie jusqu’à la dislocation: la pensée de l’être, au lieu d’être requise pour orienter et guider (fuhren) la praxis ontique (théorique, politique, artistique, etc.), demande une immobilité ontico-bucolique. L’événement appropriateur (Ereignis) met en correspondance réciproque le Dasein et l’être. Cette sorte de « transcendance ontologique », cet ekstase vers l’être, est compatible avec un sédentarisme ontique. L’angoisse d’être lancée au gouffre de l’historicité est substituée par la sérénité (Gelassenheit). Seulement un enracinement ontique capable de réduire l’illusion transcendantale – celle du premier Heidegger – selon laquelle la transcendance constitutive du Dasein serait un mouvement ontique, peut ouvrir la possibilité d’une transcendance proprement ontologique. Ce n’est plus le scientifique ou le politicien qui requièrent d’une orientation ontologique, mais le pasteur et le prêtre. L’errement ontico-politique d’Heidegger induit ainsi une retraite dans une pensée de l’être coupée de tout engagement ontique : seulement un dieu pourrait nous sauver. C’est pour cela que sa déception vis-à-vis de l’histoire « ontique » va de paire avec les tentatives de « fonder le commencement d’une autre histoire, cette histoire qui s’ouvre sur le combat où se décidera la fuite ou l’avènement du dieu. » (cité par P. Lacoue-Labarthe, Heidegger. La politique du poème, p. 121). L’histoire ontologico-politique doit laisser sa place à une histoire poématico-théologique. Une transcendance purement ontologique va de paire avec une réappropriation ontique.
Au contraire, chez Hegel la différence ontologique est médiatisée par le paraître. Une expérience « ontologique » n’exige pas de viser le pur il y a de l’étant en deçà de ces propriétés ontiques, mais plutôt de tenir l’étant dans sa manifestation dialectique, i.e. dans son historicité propre. Exister est être-hors-de-soi.
Aliénation (Entfremdung) vs. déracinement (Heimatlosigkeit). L’aliénation, comme le soutient Freud, est constitutive du sujet. La réappropriation de la synthèse dialectique n’est pas une relève de l’aliénation, mais plutôt la production d’une consistance subjective, c’est-à-dire une façon de tenir ensemble un multiple inconsistant (i.e. une synthèse disjonctive).
Différences entre la relève spéculative du kantisme et la relève heideggérienne :
Idéalisme allemand : la finitude est la condition de possibilité d’une potentialisation infinie. Coalescence entre le fini et l’infini.
Heidegger : la finitude est la condition de possibilité de la scission théologique entre le fini et l’infini. Heidegger reste en dernière instance fidèle à la coupure noumène-phénomène. Pour cela, il fallait des-epistémologiser une telle coupure. Chez Heidegger, la coupure noumène-phénomène devient une coupure ontologique (être-étant, pensable-monstrable/poetisable, mortels-divins).
Si l’idéalisme allemand est une pensée de la continuité et de la médiation (voire une pensée de l’immanence), le criticisme heideggérien est une pensée de la scission non-médiatisable (voire de la transcendance).
Hegel: l'absolu est auprès de nous.
Heidegger: le Dasein est dans la vérité (S&Z, 256).
La transition entre le premier et le deuxième Heidegger – médiatisée par son engagement national-socialiste – est un passage entre une ontologie conçue comme fondation et orientation des pratiques ontiques vers une ontologie conçue comme fondation d’une réaction pastorale et d’un retour théologique du divin. L’engagement politique d’Heidegger témoigne – malgré tout – d’une reconnaissance de l’importance d’une transcendance – i.e. d’un changement – proprement ontique. La pensée de l’être est conçue chez le premier Heidegger comme une fondation ontologique d’une historicité ontique (de la même façon que l’ontologie fondamentale constitue le fondement nécessaire des ontiques régionales). Avec le deuxième Heidegger, le gouffre entre l’être et l’étant s’amplifie jusqu’à la dislocation: la pensée de l’être, au lieu d’être requise pour orienter et guider (fuhren) la praxis ontique (théorique, politique, artistique, etc.), demande une immobilité ontico-bucolique. L’événement appropriateur (Ereignis) met en correspondance réciproque le Dasein et l’être. Cette sorte de « transcendance ontologique », cet ekstase vers l’être, est compatible avec un sédentarisme ontique. L’angoisse d’être lancée au gouffre de l’historicité est substituée par la sérénité (Gelassenheit). Seulement un enracinement ontique capable de réduire l’illusion transcendantale – celle du premier Heidegger – selon laquelle la transcendance constitutive du Dasein serait un mouvement ontique, peut ouvrir la possibilité d’une transcendance proprement ontologique. Ce n’est plus le scientifique ou le politicien qui requièrent d’une orientation ontologique, mais le pasteur et le prêtre. L’errement ontico-politique d’Heidegger induit ainsi une retraite dans une pensée de l’être coupée de tout engagement ontique : seulement un dieu pourrait nous sauver. C’est pour cela que sa déception vis-à-vis de l’histoire « ontique » va de paire avec les tentatives de « fonder le commencement d’une autre histoire, cette histoire qui s’ouvre sur le combat où se décidera la fuite ou l’avènement du dieu. » (cité par P. Lacoue-Labarthe, Heidegger. La politique du poème, p. 121). L’histoire ontologico-politique doit laisser sa place à une histoire poématico-théologique. Une transcendance purement ontologique va de paire avec une réappropriation ontique.
Au contraire, chez Hegel la différence ontologique est médiatisée par le paraître. Une expérience « ontologique » n’exige pas de viser le pur il y a de l’étant en deçà de ces propriétés ontiques, mais plutôt de tenir l’étant dans sa manifestation dialectique, i.e. dans son historicité propre. Exister est être-hors-de-soi.
Aliénation (Entfremdung) vs. déracinement (Heimatlosigkeit). L’aliénation, comme le soutient Freud, est constitutive du sujet. La réappropriation de la synthèse dialectique n’est pas une relève de l’aliénation, mais plutôt la production d’une consistance subjective, c’est-à-dire une façon de tenir ensemble un multiple inconsistant (i.e. une synthèse disjonctive).
Différences entre la relève spéculative du kantisme et la relève heideggérienne :
Idéalisme allemand : la finitude est la condition de possibilité d’une potentialisation infinie. Coalescence entre le fini et l’infini.
Heidegger : la finitude est la condition de possibilité de la scission théologique entre le fini et l’infini. Heidegger reste en dernière instance fidèle à la coupure noumène-phénomène. Pour cela, il fallait des-epistémologiser une telle coupure. Chez Heidegger, la coupure noumène-phénomène devient une coupure ontologique (être-étant, pensable-monstrable/poetisable, mortels-divins).
Si l’idéalisme allemand est une pensée de la continuité et de la médiation (voire une pensée de l’immanence), le criticisme heideggérien est une pensée de la scission non-médiatisable (voire de la transcendance).
Hegel: l'absolu est auprès de nous.
Heidegger: le Dasein est dans la vérité (S&Z, 256).
Thursday, June 3, 2010
Résumé p.245
.Finir
= cesser
= passer dans le non-être-sous-la-main ou ne commencer à n’être sous-la-main qu’en finissant
.Finir
= achèvement d’un sous-la-main
≠ accomplissement
.l’accomplissement est un mode dérivé de l’achèvement > détermination d’un sous-la-main ou d’un à-portée-de-la-main.
.Finir = disparaitre
.diffère en fonction du mode d’être de l’étant qui finit.
.Mort ≠ ces modes du finir (cesser, achever, accomplir, disparaitre)
.Le Dasein est constamment son ne-pas-encore
.Il est déjà sa fin.
.Finir du Dasein
= mort
≠être-à-la-fin
=être pour la fin
.la mort est une guise d’être que le Dasein assume dès qu’il est.
.ne-pas-encore antérieur à la fin.
= cesser
= passer dans le non-être-sous-la-main ou ne commencer à n’être sous-la-main qu’en finissant
.Finir
= achèvement d’un sous-la-main
≠ accomplissement
.l’accomplissement est un mode dérivé de l’achèvement > détermination d’un sous-la-main ou d’un à-portée-de-la-main.
.Finir = disparaitre
.diffère en fonction du mode d’être de l’étant qui finit.
.Mort ≠ ces modes du finir (cesser, achever, accomplir, disparaitre)
.Le Dasein est constamment son ne-pas-encore
.Il est déjà sa fin.
.Finir du Dasein
= mort
≠être-à-la-fin
=être pour la fin
.la mort est une guise d’être que le Dasein assume dès qu’il est.
.ne-pas-encore antérieur à la fin.
Résumé p.244
.Non-totalité du Dasein
= en-avant-de-soi constant
≠ excédent d’un ensemble sommatif
≠ ne-pas-encore-être-devenu-accessible (lune)
≠ immaturité du fruit : maturité comme fin ≠ mort comme fin
.maturité : le fruit s’accomplit
.mort ≠ accomplissement du Dasein : le plus souvent, le Dasein finit dans l’inaccomplissement, à moins qu’il ne soit défait et usé.
.finir ≠ s’accomplir
.en quel sens la mort doit être comprise comme finir du Dasein ?
= en-avant-de-soi constant
≠ excédent d’un ensemble sommatif
≠ ne-pas-encore-être-devenu-accessible (lune)
≠ immaturité du fruit : maturité comme fin ≠ mort comme fin
.maturité : le fruit s’accomplit
.mort ≠ accomplissement du Dasein : le plus souvent, le Dasein finit dans l’inaccomplissement, à moins qu’il ne soit défait et usé.
.finir ≠ s’accomplir
.en quel sens la mort doit être comprise comme finir du Dasein ?
Wednesday, June 2, 2010
Résumé p.243
.Le non-ensemble qui appartient au mode d’être de l’ensemble
= faire défaut comme excédent
≠ le ne-pas-encore qui appartient au Dasein comme mort possible.
« Le Dasein n’est pas seulement à partir du moment où son ne-pas-encore s’est rempli, et cela d’autant moins qu’alors il n’est justement plus »
Le ne-pas-encore du Dasein lui appartient.
Excédent lunaire :
.le ne-pas-encore diminue avec la disparition de l’ombre qui le recouvre ?
.lune toujours déjà sous-la-main comme totalité, jamais totalement saisie.
.ne-pas-encore de la saisie percevante ≠ ne-pas-encore-être-ensemble des parties qui appartiennent à la lune.
Ne-pas-encore appartenant au Dasein :
.pas seulement inaccessible provisoirement et temporairement à l’expérience propre et étrangère
.n’est absolument pas encore effectif.
Ne-pas-encore de l’immaturité:
.le fruit vert se presse vers sa maturité.
.maturation ≠ ajout d’un sous-la-main.
.c’est le fruit lui-même qui se porte à la maturité : caractérise son être en tant que fruit.
.ne-pas-encore de l’immaturité ≠ un autre extérieur qui pourrait indifféremment au fruit, être sous-la-main en lui ou avec lui.
.en murissant, le fruit est l’immaturité.
.ne-pas-encore = constituant de l’être propre du fruit.
« De manière correspondante [au fruit vert qui est son immaturité] le Dasein, aussi longtemps qu’il est, est lui aussi à chaque fois déjà son ne-pas-encore. »
>Husserl, E. Recherches logiques, t.II, R. III « sur la doctrine du tout et des parties »
= faire défaut comme excédent
≠ le ne-pas-encore qui appartient au Dasein comme mort possible.
« Le Dasein n’est pas seulement à partir du moment où son ne-pas-encore s’est rempli, et cela d’autant moins qu’alors il n’est justement plus »
Le ne-pas-encore du Dasein lui appartient.
Excédent lunaire :
.le ne-pas-encore diminue avec la disparition de l’ombre qui le recouvre ?
.lune toujours déjà sous-la-main comme totalité, jamais totalement saisie.
.ne-pas-encore de la saisie percevante ≠ ne-pas-encore-être-ensemble des parties qui appartiennent à la lune.
Ne-pas-encore appartenant au Dasein :
.pas seulement inaccessible provisoirement et temporairement à l’expérience propre et étrangère
.n’est absolument pas encore effectif.
Ne-pas-encore de l’immaturité:
.le fruit vert se presse vers sa maturité.
.maturation ≠ ajout d’un sous-la-main.
.c’est le fruit lui-même qui se porte à la maturité : caractérise son être en tant que fruit.
.ne-pas-encore de l’immaturité ≠ un autre extérieur qui pourrait indifféremment au fruit, être sous-la-main en lui ou avec lui.
.en murissant, le fruit est l’immaturité.
.ne-pas-encore = constituant de l’être propre du fruit.
« De manière correspondante [au fruit vert qui est son immaturité] le Dasein, aussi longtemps qu’il est, est lui aussi à chaque fois déjà son ne-pas-encore. »
>Husserl, E. Recherches logiques, t.II, R. III « sur la doctrine du tout et des parties »
Résumé p.242
.Emprunter le sens existential du venir-à-la-fin du Dasein à celui-ci même.
.Montrer comment un tel « finir » peut constituer un être-tout de l’étant qui existe.
.3 thèses concernant la mort :
1. Excédent constant : au Dasein appartient un ne-pas-encore qu’il sera.
2. Ne-plus-être-là : le venir-à-sa-fin de ce-qui-n’est-pas-encore-à-la-fin.
3. Ir-représentation : le venir-à-la-fin est non-suppléable.
.Le ne-pas-encore appartenant au Dasein est-il un excédent ?
.Excédent
=ce qui appartient à un étant mais fait encore défaut.
=faire-défaut qui se fonde dans une appartenance.
=pas encore disponible.
=ne-pas-encore-être-ensemble de ce qui se coappartient.
=non-être-à-portée-de-la-main d’éléments manquants de même mode d’être que les éléments déjà à portée-de-la-main.
.Levée ontologique de l’excédent
=liquidation de la dette.
=rentrée par laquelle le ne-pas-encore est comblé.
=assemblage cumulatif.
« L’étant où quelque chose est encore en excédent a le mode d’être de l’à-portée-de-la-main ».
Somme = ensemble (étant excédé + son excédent), ou le non-ensemble fondé sur lui.
.Montrer comment un tel « finir » peut constituer un être-tout de l’étant qui existe.
.3 thèses concernant la mort :
1. Excédent constant : au Dasein appartient un ne-pas-encore qu’il sera.
2. Ne-plus-être-là : le venir-à-sa-fin de ce-qui-n’est-pas-encore-à-la-fin.
3. Ir-représentation : le venir-à-la-fin est non-suppléable.
.Le ne-pas-encore appartenant au Dasein est-il un excédent ?
.Excédent
=ce qui appartient à un étant mais fait encore défaut.
=faire-défaut qui se fonde dans une appartenance.
=pas encore disponible.
=ne-pas-encore-être-ensemble de ce qui se coappartient.
=non-être-à-portée-de-la-main d’éléments manquants de même mode d’être que les éléments déjà à portée-de-la-main.
.Levée ontologique de l’excédent
=liquidation de la dette.
=rentrée par laquelle le ne-pas-encore est comblé.
=assemblage cumulatif.
« L’étant où quelque chose est encore en excédent a le mode d’être de l’à-portée-de-la-main ».
Somme = ensemble (étant excédé + son excédent), ou le non-ensemble fondé sur lui.
Summary of page 239
• La mort se dévoile comme une perte que les survivants éprouvent et dans laquelle ne devient pas accessible la perte d’être « subie » par le mort.
• Au lieu d’expérimenter le mourir des autres, nous y assistons (dabei).
• La question concerne le sens ontologique du mourir de celui qui meurt en tant que possibilité d’être de son être, et non pas le mode d’être-là-avec et d’être-là-encore (Nochdaseins) du défunt avec les survivants.
• Ce renvoi au mourir d’autrui comme thème de substitution pour l’analyse ontologique de l’achèvement (Daseinsabgeschlossenheit) du Dasein et de sa totalité repose sur l’opinion (laquelle méconnait le mode d’être du Dasein) selon laquelle ce qui reste inexpérimentable dans le Dasein propre deviendrait accessible dans le Dasein étranger.
• Cette présupposition est-elle vraiment si infondée ?
• Au nombre des possibilités de l’être-ensemble dans le monde se trouve la représentabilité (Vertretbarkeit) d’un Dasein par un autre, de laquelle est fait un usage constant dans la quotidienneté de la préoccupation.
• Toute intervention dans... (Hingehen zu), tout apport de... (Beibringen von) est représentable dans la sphère du monde ambiant (Umwelt) offert à la préoccupation.
• Toutefois, une telle représentation est toujours représentation auprès de quelque chose, i.e. dans la préoccupation pour quelque chose.
• Le Dasein se comprend de prime abord à partir de ce dont il a coutume de se préoccuper : on est ce dont on s’occupe.
• Par rapport à l’identification quotidienne au monde de la préoccupation, la représentabilité appartient à titre de constituant à l’être-l’un-avec-l’autre.
• Au lieu d’expérimenter le mourir des autres, nous y assistons (dabei).
• La question concerne le sens ontologique du mourir de celui qui meurt en tant que possibilité d’être de son être, et non pas le mode d’être-là-avec et d’être-là-encore (Nochdaseins) du défunt avec les survivants.
• Ce renvoi au mourir d’autrui comme thème de substitution pour l’analyse ontologique de l’achèvement (Daseinsabgeschlossenheit) du Dasein et de sa totalité repose sur l’opinion (laquelle méconnait le mode d’être du Dasein) selon laquelle ce qui reste inexpérimentable dans le Dasein propre deviendrait accessible dans le Dasein étranger.
• Cette présupposition est-elle vraiment si infondée ?
• Au nombre des possibilités de l’être-ensemble dans le monde se trouve la représentabilité (Vertretbarkeit) d’un Dasein par un autre, de laquelle est fait un usage constant dans la quotidienneté de la préoccupation.
• Toute intervention dans... (Hingehen zu), tout apport de... (Beibringen von) est représentable dans la sphère du monde ambiant (Umwelt) offert à la préoccupation.
• Toutefois, une telle représentation est toujours représentation auprès de quelque chose, i.e. dans la préoccupation pour quelque chose.
• Le Dasein se comprend de prime abord à partir de ce dont il a coutume de se préoccuper : on est ce dont on s’occupe.
• Par rapport à l’identification quotidienne au monde de la préoccupation, la représentabilité appartient à titre de constituant à l’être-l’un-avec-l’autre.
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