Monday, December 6, 2010

Page 301

• La résolution est l’authenticité du souci.

• La tâche de présenter les possibilités existentielles factices appartient à l’anthropologie existentiale.
• Dans le cadre de l’ontologie fondamentale, la délimitation existentiale du pouvoir-être authentique attesté dans la conscience suffit.

• La résolution est un se-projeter ré-ticent ou silencieux (verschwiegenen), prêt à l’angoisse (angstbereiten), vers l’être-en-dette le plus propre.
• L’être pour la mort authentique comme pouvoir-être-tout authentique demeure encore un projet purement existential, auquel l’attestation du Dasein fait défaut.

CHAPITRE III
LE POUVOIR-ÊTRE-TOUT AUTHENTIQUE DU DASEIN ET LA TEMPORALITÉ COMME SENS ONTOLOGIQUE DU SOUCI

§ 61. Pré-esquisse du pas méthodique conduisant de la délimitation de l’être-tout authentique propre au Dasein à la libération phénoménale de la temporalité.

• Nous avons caractérisé l’être authentique pour la mort comme devancement (Vorlaufen).

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• Le caractère factice de tournure des circonstances peut s’ouvrir à lui seulement s’il est résolu pour le là.
• C’est à la résolution que peut é-choir (zu-fallen) des accidents (Zufälle).

• Au On, la situation est refermée, car il ne connaît que la situation générale (allgemeine Lage).
• Il conteste le Dasein en se perdant dans les occasions.

• La résolution transporte l’être du là dans l’existence de sa situation.
• Elle délimite la structure existentiale du vouloir-avoir-conscience.
• L’appel de la conscience, lorsqu’il con-voque au pouvoir-être, ne représente pas un idéal d’existence vide, mais le pro-voque à la situation.
• La restriction de la tendance de l’appel à des endettements méconnaît le caractère d’ouverture de la conscience.
• L’interprétation de la compréhension de l’ad-vocation en tant que résolution dévoile la conscience comme ce mode d’être où le Dasein se rend possible, en attestant son pouvoir-être le plus propre, son existence factice.
• Loin de se représenter cognitivement une situation, la résolution s’est déjà placée en elle.
• En tant que résolu, le Dasein agit (handelt) déjà.
• Nous évitons pourtant le terme d’agir (Handeln), car 1) il devrait embrasser aussi la passivité de la résistance, et 2) il favorise le contresens selon lequel la résolution serait un comportement du pouvoir pratique par opposition à un pouvoir théorique.
• Le souci embrasse si originairement l’être du Dasein qu’il doit être présupposé en tant que totalité par cette division entre comportements théorique et pratique.

Page 299

• La résolution s’approprie authentiquement la non-vérité.
• Le Dasein est à chaque fois déjà dans l’ir-résolution (Unentschlossenheit), i.e. il est livré à l’interprétation du On.
• La résolution veut dire : se-laisser-con-voquer (sich-aufrufen-lassen) hors de la perte dans le On.
• L’ir-résolution du On demeure souveraine, mais elle ne peut plus entamer l’existence résolue.
• L’ir-résolution ne désigne pas une propriété ontico-psychique (e.g. une charge d’inhibitions).
• Comprendre que la décision demeure assignée au On et à son monde appartient à ce qu’elle ouvre.
• La résolution est ce qui donne au Dasein sa translucidité (Durchsichtigkeit) authentique.
• Dans la résolution, il y va pour le Dasein de son pouvoir-être le plus propre, lequel, en tant que jeté, se projete vers des possibilités factices déterminées.
• La décision ne se soustrait pas à l’effectivité (Wirklichkeit).
• La déterminité existentiale du Dasein résolu embrasse les moments constitutifs de ce que nous appelons la situation (Situation).

• Le terme situation connote une signification spatiale (räumliche), laquelle s’attache au là du Dasein.
• À l’être-au-monde appartient une spatialité caractérisée par les phénomènes de l’é-loignement (Ent-fernung) et de l’orientation (Ausrichtung).
• Le Dasein aménage (räumt ein) pour autant qu’il existe facticement.
• La spatialité, sur la base de laquelle l’existence se détermine son site (Ort), se fonde dans la constitution de l’être-au-monde.
• Le constituant primaire de cette constitution est l’ouverture.
• De même que la spatialité du là se fonde dans l’ouverture, la situation se fonde dans la résolution.
• La situation est le là à chaque fois ouvert dans la résolution.
• La situation, loin d’être un cadre sous-la-main où le Dasein s’insérerait, n’est que par et dans la résolution.

Page 298

• La résolution ne coupe pas le Dasein de son monde, elle ne le réduit pas à un Moi flottant en l’air, car elle est, en tant qu’ouverture, l’être-au-monde authentique.
• La résolution transporte le Soi-même dans son être préoccupé auprès de l’à-portée-de-la-main, et dans la sollicitude de son être-avec avec autrui.

• Le Dasein résolu se rend libre pour son monde.
• La résolution place le Dasein dans la possibilité de laisser être les autres dans leur pouvoir-être le plus propre.
• Le Dasein résolu peut devenir conscience (Gewissen) d’autrui.
• C’est de l’être-Soi-même authentique de la résolution que jaillit l’être-l’un-avec-l’autre authentique.

• La résolution est celle d’un Dasein factice dont l’essence est son existence.
• La résolution n’existe que comme décision (Entschluβ) qui comprend et se projette.
• À quoi doit-il se décider dans la résolution? La réponse ne peut être donnée que par la décision même.
• Ce serait mécomprendre la résolution que de s’imaginer qu’elle est la re-prise de possibilités proposées.
• La décision est le projeter et le déterminer ouvrant de ce qui est à chaque fois possibilité factice.
• À la résolution appartient l’indétermination existentielle qui caractérise tout pouvoir-être facticement jeté du Dasein et une déterminité existentiale.
• Sûre d’elle-même, la résolution ne l’est que comme décision.

• Le pour-quoi (Wozu) de la résolution est pré-dessiné dans l’existentialité du Dasein comme pouvoir-être selon la guise de la sollicitude préoccupée.
• En tant que souci, le Dasein est déterminé par la facticité et par l’échéance.
• Ouvert en son là, il se tient cooriginairement dans la vérité et la non-vérité.

Page 297

• La résolution est un mode privilégié de l’ouverture du Dasein, laquelle a été existentialement interprétée comme la vérité originaire.
• Celle-ci, en étant un constituant essentiel de l’être-au-monde, est un existential fondamental.
• Le Dasein est dans la vérité. L’ouverture originaire de cet étant est la vérité de l’existence.

• Ce qui est conquis avec la résolution, c’est la vérité la plus authentique du Dasein.
• L’ouverture du là ouvre l’être-au-monde, i.e. le monde, l’être-à et le Soi-même que cet étant est en tant que « Je suis ».
• L’être-découvert de l’à-portée-de-la-main et du sous-la-main se fonde dans l’ouverture du monde, car la libération de toute totalité de tournure de l’à-portée-de-la-main requiert une pré-compréhension de la significativité.
• Le comprendre de la significativité comme ouverture de tout monde se fonde dans le comprendre du en-vue-de-quoi (Worumwillen) auquel se rapporte la découverte de la totalité de tournure.
• Le en-vue-de de toute mise à l’abri (Unterkommens), de tout entretien (Unterhalts), de tout progrès (Fortkommens) sont des possibilités du Dasein, vers lesquelles cet étant s’est déjà projeté.
• Jeté dans son là, le Dasein est facticement assigné à un monde déterminé, le sien.
• Les projets factices sont guidés par la perte (Verlorenheit) préoccupée dans le On, laquelle peut être ad-voquée par le Dasein sur le mode de la résolution.
• Cette ouverture authentique modifie la découverte du monde et l’ouverture de l’être-là-avec d’autrui.
• Même si le monde à-portée-de-la-main ne devient pas autre en son contenu, l’être compréhensif préoccupé pour l’à-portée-de-la-main et l’être-avec avec autrui régi par la sollicitude se trouvent désormais déterminés à partir du pouvoir-être-Soi-même le plus propre.

Résumé p.302

Chapitre III
Le pouvoir-être-tout authentique du Dasein et la temporalité comme sens ontologique du souci

§ 61 Pré-esquisse du pas méthodologique conduisant de la délimitation de l’être-tout authentique propre au Dasein à la libération phénoménale de la temporalité.

.être authentique pour la mort = devancement
.pouvoir-être authentique = résolution
.comment rapprocher ces phénomènes ?
.un seul chemin possible : partir de la résolution
.est-ce que la résolution existentielle la plus propre renvoie à la résolution devançante comme à sa possibilité authentique la plus propre ?
.la résolution portée à son authenticité dans le devancement vers la mort ?
.Dasein ≠ sous-la-main.
.se laisser guider par l’idée d’existence.
.exigence de projeter ces phénomènes existentiaux – devancement et résolution – vers les possibilités existentielles prédessinées en eux.

Tuesday, November 23, 2010

Résumé p.301

.la résolution est seulement l’authenticité, prise en souci dans le souci, et possible comme souci, du souci lui-même.

.anthropologie existentiale thématique : présenter les possibilités existentielles factices en leurs traits capitaux et connexions, les interpréter en leur structure existentiale.

.notre recherche est devenue capable de délimiter le sens ontologique du pouvoir-être-tout authentique du Dasein.
.l’être pour la mort authentique demeure un projet purement existential.
.l’attestation propre du Dasein lui fait défaut et doit être trouvée pour une mise en lumière du pouvoir-être-tout existentialement confirmé et clarifié.
.cet étant doit être phénoménalement accessible en son authenticité et totalité.

Résumé p.300

.c'est seulement en tant que le Dasein est résolu pour le Là que s’ouvre le caractère factice de tournure des circonstances.
.la situation est essentiellement refermée au On.

.la résolution :
..transporte l’être du Là dans l’existence de sa situation.
..délimite la structure existentiale du pouvoir-être authentique, du vouloir-avoir-conscience.

.l’appel de la conscience ne représente pas un idéal d’existence vide, pro-voque à la situation.
.positivité existentiale de l’appel.

.l’interprétation existentiale de la compréhension de l’ad-vocation en tant que résolution dévoile la conscience comme ce mode d’être où le Dasein se rend lui-même possible-en attestant son pouvoir-être le plus propre – son existence factice.

.résolution
≠ habitus vide
≠ velléité indéterminée

.agir
..l’activité embrasse la passivité de la résolution.
..la résolution n’est pas un comportement particulier du pouvoir pratique de l’homme par opposition à son pouvoir théorique.

Résumé p.299

.la résolution comme vérité authentique s’approprie authentiquement la non-vérité.
.ir-résolution : contre-concept de la résolution comprise existentialement
.ir-résolution : être-livré à l’explicitation régnante du On.
.résolution : se-laisser-con-voquer hors de la perte dans le On.
.l’ir-résolution reste souveraine
.même la décision demeure assignée au On et à son monde.
.la résolution est ce qui donne pour la première fois au Dasein sa translucidité authentique.

.situation : moments constitutifs de ce phénomène existential qu’est la déterminité (possible factice) [ ??]

.situation « être dans la situation de… »
.signification spatiale.

.l’existence se détermine son « site » sur la base de la spatialité propre au Dasein (é-loignement, orientation).
.le constituant primaire en est l’ouverture.

.la situation se fonde dans la résolution.
.la situation est le Là à chaque fois ouvert dans la résolution.
.pas un cadre sous-la-main où le Dasein surviendrait.

Wednesday, November 17, 2010

Continental Divide: Heidegger, Cassirer - Davos


In the spring of 1929, Martin Heidegger and Ernst Cassirer met for a public conversation in Davos, Switzerland. They were arguably the most important thinkers in Europe, and their exchange touched upon the most urgent questions in the history of philosophy: What is human finitude? What is objectivity? What is culture? What is truth?

Over the last eighty years the Davos encounter has acquired an allegorical significance, as if it marked an ultimate and irreparable rupture in twentieth-century Continental thought. Here, in a reconstruction at once historical and philosophical, Peter Gordon reexamines the conversation, its origins and its aftermath, resuscitating an event that has become entombed in its own mythology. Through a close and painstaking analysis, Gordon dissects the exchange itself to reveal that it was at core a philosophical disagreement over what it means to be human.

But Gordon also shows how the life and work of these two philosophers remained closely intertwined. Their disagreement can be understood only if we appreciate their common point of departure as thinkers of the German interwar crisis, an era of rebellion that touched all of the major philosophical movements of the day—life-philosophy, philosophical anthropology, neo-Kantianism, phenomenology, and existentialism. As Gordon explains, the Davos debate would continue to both inspire and provoke well after the two men had gone their separate ways. It remains, even today, a touchstone of philosophical memory.

This clear, riveting book will be of great interest not only to philosophers and to historians of philosophy but also to anyone interested in the great intellectual ferment of Europe’s interwar years.

Résumé p.298 (être-l’un-avec-l’autre authentique)

.le monde ne devient pas autre en son contenu, le cercle des autres n’est pas remplacé
.l’être compréhensif préoccupé par l’à-portée-de-la-main et l’être-avec avec autrui régi par la sollicitude se trouve désormais déterminé à partir du pouvoir-être-Soi-même le plus propre.

.en tant qu’être-soi-même authentique, la résolution ne coupe pas le Dasein de son monde, elle ne le réduit pas à un Moi flottant en l’air.
.elle n’est rien d’autre, mais authentiquement, que l’être-au-monde.

.à partir du en-vue-de-quoi du pouvoir-être choisi par lui-même, le Dasein résolu se rend libre pour son monde.
.la résolution à soi-même place pour la première fois le Dasein dans la possibilité de laisser « être » les autres dans leur pouvoir-être le plus propre et d’ouvrir conjointement celui-ci dans la sollicitude qui devance et libère.
.le Dasein résolu peut devenir « conscience » d’autrui.
.c’est de l’être-soi-même authentique de la résolution que jaillit pour la première fois l’être-l’un-avec-l’autre authentique.

.la résolution est celle d’un Dasein factice.
.la résolution n’existe que comme décision qui comprend et projette.
.vers quoi le Dasein résolu s’ouvre-t-il ?
.la décision, et elle seule, est le projeter et de déterminer ouvrant de ce qui est à chaque fois possibilité factice.
.à la résolution appartient nécessairement l’indétermination qui caractérise tout pouvoir-être facticement jeté du Dasein.
.indétermination existentielle.
.déterminité existentiale.

Résumé p.297

.résolution = mode privilégié de l’ouverture du Dasein.
.ouverture = vérité originaire = constituant essentiel de l’être-au-monde.
.résolution = vérité la plus originaire, authentique du Dasein.

.l’ouverture du Là ouvre l’être-au-monde total.
.l’être-découvert de l’étant intramondain (à-portée-de-la-main + sous-la-main) se fonde dans l’ouverture du monde, requiert une pré-compréhension de la significativité.
.le comprendre de la significativité se fonde dans le comprendre du en-vue-de-quoi…
.le en-vue-de est une possibilité prochaine et constante du Dasein vers laquelle il s’est déjà projeté.
.jeté dans son « là », le Dasein est facticement assigné à son monde.
.les projets sont guidés par la perte préoccupée dans le On.
.la perte peut être advoquée.
.l’ad-vocation peut-être comprise sur le mode de la résolution.
.cette ouverture authentique modifie alors la découverte du monde et l’ouverture de l’être-là-avec d’autrui.

Tuesday, November 16, 2010

Résumé p.296

.le comprendre de l’appel ouvre le dasein propre dans l’étrang(èr)eté de son isolement.
.l’étrang(èr)eté est ouverte par l’affection de l’angoisse.
.angoisse de la conscience
= confirmation phénoménale de ce que le dasein, dans le comprendre de l’appel, est transporté devant l’étrang(èr)eté de lui-même.
.vouloir-avoir-conscience
= disponibilité à l’angoisse.

.parler.
.appel comme parler originaire du Dasein.
≠ pur bavardage de l’entente du On.
.le mode de parler qui appartient au vouloir-avoir-conscience est la réticence.
.faire silence (cf. p.164) = possibilité essentielle du parler : qui veut donner à comprendre en faisant-silence doit avoir quelque chose à dire.
.l’appeler est un faire-silence ≠ ébruitement.
.l’appel provient de l’absence de bruit de l’étrang(èr)eté.
.l’appel rappelle le Dasein con-voqué au silence de lui-même.
.la ré-ticence ôte la parole au bavardage d’entendement du On.

.l’explicitation d’entendement de la conscience prend l’occasion du parler silencieux de la conscience pour affirmer que la conscience n’est absolument pas constatable et sous-la-main.
.le silence de la conscience est attribuée à un mutisme.
.le On recouvre sa propre mésentente de l’appel.

.l’ouverture du Dasein contenue dans le vouloir-avoir-conscience est constituée :
..par l’affection de l’angoisse,
..par le comprendre comme se projeter vers l’être-en-dette le plus propre et
..par le parler comme ré-ticence.

.résolution
= se-projeter réticent et prêt à l’angoisse vers l’être-en-dette le plus propre.

Résumé p.295

.non-originarité existentiale de l’expérience quotidienne de la conscience
≠ qualité morale existentielle du Dasein qui se tient au sein de celle-ci.

.l’interprétation existentialement plus originaire ouvre des possibilités de comprendre existentiel plus originaire.

§60 La structure existentiale du pouvoir-être authentique attesté dans la conscience.
.l’interprétation existentiale doit dégager une attestation du pouvoir être le plus propre du Dasein.
.con-vocation pro-vocante à l’être-en-dette.
.seule la compréhension de l’ad-vocation en tant que mode d’être du Dasein livre la réalité phénoménale de ce qui est attesté dans l’appel de la conscience.
.ce comprendre authentique
= vouloir-avoir-conscience.
.ce laisser-agir-en-soi le soi-même le plus propre à partir de lui-même en son être-en-dette
= pouvoir-être authentique.

.libérer la structure existentiale de ce pouvoir-être
= pénétrer jusqu’à la constitution fondamentale de l’authenticité de l’existence du Dasein.

.vouloir-avoir-conscience = guise de l’ouverture du Dasein.
.ouverture = comprendre + affection + parler.

.comprendre existentiel = se projeter vers la possibilité factice à chaque fois la plus propre du pouvoir-être-au-monde.
.le pouvoir-être n’est compris que dans l’exister en cette possibilité.

Monday, November 15, 2010

Page 296

• L’étrang(èr)eté co-dévoilée dans le comprendre est ouverte par l’affection de l’angoisse.
• Le factum de l’angoisse de conscience (Gewissensangst) est une confirmation phénoménale de ce que le Dasein, dans le comprendre de l’appel, est transporté devant l’étrang(èr)eté de lui-même.
• Le vouloir-avoir-conscience devient disponibilité (Bereitschaft) à l’angoisse.

• Le troisième moment d’essence de l’ouverture est le parler.
• À l’appel ne correspond point un contre-parler (Gegenrede), car il s’approprie la teneur de l’appel (Rufgehalt) en la découvrant.
• L’appel place devant l’être-en-dette et ramène le Soi-même du pur bavardage de l’entente du On.
• Le mode de parler qui appartient au vouloir-avoir-conscience est la réticence (Verschwiegenheit). Le silence correspondant (Schweigen) est une possibilité essentielle du parler.
• Le Dasein, dans l’ad-vocation, se donne à comprendre son pouvoir-être le plus propre.
• Cet appeler est un faire-silence, car le parler de la conscience ne vient jamais à l’ébruitement (Verlautbarung).
• L’appel provient de l’absence de bruit (Lautlosigkeit) de l’étrang(èr)eté et rappelle le Dasein au silence.
• La réticence ôte la parole au bavardage d’entendement du On.

• Que l’on ne puisse, tandis que l’on ne comprend qu’un bavardage, constater aucun appel, cette absence est attribuée à la conscience comme une preuve qu’elle n’est pas sous-la-main.
• Le On recouvre ainsi sa propre mésentente de l’appel.

• L’ouverture du Dasein contenue dans le vouloir-avoir-conscience est constituée par 1) l’affection de l’angoisse, 2) par le comprendre comme se-projeter vers l’être-en-dette le plus propre et 3) par le parler comme réticence.
• Cette ouverture authentique insigne — le se-projeter réticent et prêt à l’angoisse vers l’être-en-dette le plus propre — nous l’appelons la résolution (Entschlossenheit).