Wednesday, August 25, 2010

Summary of page 286

• Sa positivité s’épuise-telle à constituer le passage (Übergang) [dialectique ?] ?
• La dialectique se réfugie dans la négation sans la fonder dialectiquement.
• Les conditions du problème portant sur l’origine ontologique de la néantité (Nichtheit) se trouvent dans la clarification du sens de l’être.

• Les concepts de privation, de défaut (Mangel) et du mal (Bösen) sont insuffisants pour interpréter ontologiquement le phénomène de la dette.
• Le bonum, sa privatio et l’idée de valeur (Wertes) tiennent leur commune origine de l’ontologie du sous-la-main.

• L’étant dont l’être est le souci est en-dette (schuldig) au fond de son être.
• Cet être-en-dette est la condition permettant que le Dasein devienne facticement endetté (schuldig), et la condition du bien et du mal moraux (moralisch).
• L’être-en-dette originaire ne peut être déterminé par la moralité, car celle-ci le présuppose déjà.

• Que l’être-en-dette originaire le plus souvent demeure non-ouvert (unerschlossen), cela ne fait que dévoiler (enthüllt) la nullité (Nichtigkeit) citée.
• L’être-en-dette est plus originaire que tout savoir (Wissen) le concernant.
• C’est parce que le Dasein est essentiellement en-dette que la conscience (Gewissen) est possible.
• L’appel donne cet être-en-dette à comprendre.

• L’appel est appel du souci, dont l’être est constitué par l’être-en-dette.
• Dans l’étrang(èr)eté, le Dasein se rassemble originairement avec lui-même.

Monday, August 23, 2010

Summary of page 285

• Si le Dasein est le fondement de son être, ce n’est pas parce que celui-ci provient d’un projet propre, mais c’est en tant qu’être-soi-même qu’il est l’être du fondement.
• Celui-ci est seulement fondement d’un étant dont l’être a à assumer l’être-fondement.

• Le Dasein est en existant son fondement : en se comprenant à partir de possibilités, il est l’étant jeté.
• Pouvant être (seinkönnend), il se tient à chaque fois dans une possibilité particulière et renonce aux autres.
• Le projet n’est pas seulement déterminé, en tant qu’à chaque fois jeté, par la nullité de l’être-fondement, mais, en tant que projet, il est essentiellement nul (nichtig).
• Loin de désigner la propriété ontique du sans succès (erfolglos), cette détermination désigne un constitutif existential du projeter.
• Cette nullité appartient à l’être-libre du Dasein pour ses possibilités existentielles.
• La liberté n’est que dans le choix de l’une, i.e. dans l’assomption du n’avoir-pas-choisi d’autres.

• Dans la structure de l’être-jeté et dans celle du projet est contenue une nullité, laquelle est le fondement de la possibilité de la nullité du Dasein inauthentique dans l’échéance.
• Le souci est transi de part en part de nullité.
• Le souci signifie, en tant que projet jeté, l’être-fondement (nul) d’une nullité ; i.e. le Dasein est en-dette, si tant est que demeure la détermination de la dette comme être-fondement d’une nullité.

• La nullité existentiale n’a pas le caractère d’un défaut (Mangel) par rapport à un idéal.
• L’être du Dasein est, avant tout ce qu’il peut projeter, déjà nul (nichtig) en tant que projeter.

• Tant le sens ontologique de la néantité (Nichtheit) de cette nullité (Nichtigkeit) existentiale que l’essence ontologique du ne-pas (Nicht) en général restent obscurs.
• Est-il évident que tout ne-pas signifie un défaut (Mangel) ?

Sunday, August 22, 2010

Summary of page 284

• Le fondement n’a pas besoin de tenir sa nullité de ce qu’il fonde.
• L’être-en-dette ne résulte pas d’un endettement (Verschuldung). Celui-ci devient possible sur le fondement d’un être-en-dette originaire.

• L’être du Dasein est le souci.
• Il comprend la facticité (être-jeté), l’existence (projet) et l’échéance.
• Étant, le Dasein est jeté (i.e. il n’est pas porté à son là par lui-même) et déterminé comme un pouvoir-être qui s’appartient à lui-même.
• Existant, le Dasein ne passe jamais derrière son être-jeté.
• L’être-jeté ne se trouve pas derrière lui comme un événement factuellement arrivé, mais le Dasein est en tant que souci son que (Daβ).
• C’est en tant que cet étant, qu’il est, en existant, le fondement de son pouvoir-être.
• Il repose dans sa gravité (Schwere), que la tonalité comme charge (Last) lui rend manifeste.

• Il est ce fondement jeté (geworfene Grund) de telle manière qu’il se projette vers des possibilités où il est jeté.
• Le soi-même qui a à poser le fondement de lui-même ne peut jamais se rendre maître de celui-ci, et pourtant, en existant, il a à assumer l’être-fondement.
• Être son propre fondement jeté, tel est le pouvoir-être dont il y va pour le souci.

• Étant-fondement (Grund-seiend), i.e. existant comme jeté, le Dasein reste en deçà de ses possibilités.
• Il n’est jamais existant avant son fondement, mais à partir de lui et comme tel.
• Être-fondement signifie n’être jamais en possession de son être le plus propre.
• Étant-fondement, il est lui-même une nullité (Nichtigkeit) de lui-même.
• La nullité ne signifie pas le ne-pas-être-sous-la-main, la non-subsistance, mais un ne-pas qui constitue l’être-jeté du Dasein.
• Etant soi-même, le Dasein est l’étant jeté en tant que Soi-même, dé-laissé (entlassen) non pas par soi-même, mais à (an) soi-même à partir du fondement, pour être comme tel.

Friday, August 20, 2010

Summary of page 283

• Le en-dette (schuldig) s’en trouve ainsi refoulé dans le domaine de la préoccupation.

• Afin de clarifier le phénomène de la dette, qui n’est pas nécessairement lié à l’infraction au droit, il faut s’enquérir de l’être-en-dette (Schuldigsein) du Dasein en concevant l’idée du en-dette (schuldig) à partir du mode d’être propre du Dasein.

• L’idée du en-dette doit être formalisée jusqu’au degré requis pour que demeurent hors jeu (ausfallen) tant les phénomènes de dette vulgaires de la préoccupation calculatrice que tout rapport à un devoir et à une loi.

• Car ici encore, la dette est déterminée comme défaut (Mangel), comme le manque (Fehlen) de quelque chose qui doit être.
• Mais manquer signifie ne-pas-être-sous-la-main.
• Rien ne peut manquer à l’existence, car son caractère d’être demeure différent de tout sous-la-main.

• Néanmoins, il y a dans l’idée du en-dette le caractère du ne-pas (Nicht).
• De plus, à cette idée appartient le fait d’être fondement, cause de... (Grundsein für…).
• L’idée formellement existentiale du en-dette est : être-fondement pour un être déterminé par un ne-pas, i.e. être fondement d’une nullité (Grundsein einer Nichtigkeit).
• Si une telle idée du ne-pas exclut la relativité à un sous-la-main, alors disparaît la possibilité de considérer l’étant qui est un tel fondement comme déficient (mangelhaft).
• Il est impossible, partant d’un défaut causé (verursachten) par le Dasein, d’inférer la déficience de la cause (Ursache).

Thursday, August 19, 2010

Help

...besoin d'aide pour comprendre la page 284... :(

Wednesday, August 18, 2010

Summary of page 282

• L’être-en-dette est ainsi rapporté à de l’étant dont on peut se préoccuper (Besorgbares).

• Être-en-dette offre la deuxième signification d’être responsable de (schuld sein an).
• Suivant ce sens, on peut être en dette sans être débiteur envers autrui ou bien on peut devoir quelque chose à autrui sans soi-même en être responsable

• Ces significations vulgaires de l’être-en-dette peuvent déterminer un comportement que nous nommons se mettre en dette (sich schuldig machen), i.e. léser un droit (relatif à une propriété ou à l’être-l’un-avec-l’autre public) et se rendre passible d’une peine.
• Le se-mettre-en-dette peut avoir aussi le caractère d’un devenir-endette envers autrui (Schuldigwerdens an Anderen), lequel ne relève pas d’une entorse au droit, mais du fait que je suis responsable de ce que l’autre est mis en péril – être le fondement (Grundsein) d’un manque (Mangel) dans le Dasein d’un autre –.
• Cette déficience (Mangelhaftigkeit) est le manquement (Ungenügen) vis-à-vis d’une exigence qui s’applique à l’être-avec existant avec autrui.

• L’être-en-dette (Schuldigsein), en tant qu’entorse à une exigence éthique (sittlichen Forderung), est un mode d’être du Dasein.
• Autant vaut aussi de l’être-en-dette au sens de se rendre passible d’une peine (sich strafbar machen), d’avoir des dettes (Schulden haben), et de toute responsabilité dans... (Schuldhaben an…).
• La caractérisation selon laquelle le fait d’être chargé d’une dette éthique (beladen mit sittlicher Schuld) est une qualité du Dasein ne suffit pas pour le délimiter ontologiquement par rapport aux conduites citées.
• Le concept de dette éthique n’est pas clarifié lorsqu’on interprète le phénomène en incluant dans son concept l’idée de culpabilité ou d’endettement auprès...

Ce quelque chose n'est rien qu'un manque

Lacan, La relation d’objet (Séminaire IV)

.toute façon pour l’homme de trouver l’objet est, et n’est jamais que, la suite d’une tendance où il s’agit d’un objet perdu, d’un objet à retrouver (15).
.objet qui a d’abord été le point d’attache des premières satisfactions de l’enfant (15).
.un ressort des plus essentiels de l’expérience analytique, c’est la notion du manque de l’objet (35).

.manque de l’objet :
≠ négatif (36).
= ressort même de la relation du sujet au monde (36).

.la relation centrale d’objet, celle qui est dynamiquement créatrice, est celle du manque (51).
.le manque d’objet constitue proprement la voie humaine, celle de la réalisation du rapport de l’homme à son existence, en tant que celle-ci peut-être mise en cause (85) (> mort).
.permanence du caractère constituant d’un au-delà de l’objet (151).
.tout ce qui peut se transmettre dans l’échange symbolique est toujours quelque chose qui est autant absence que présence (152).
.Harfner & Mignon : puissance incarnée à l’état massif et ce sans quoi celle-ci est dépourvue d’efficacité, le secret de sa véritable puissance. Ce qqchose n’est rien qu’un manque (168).
.aucune satisfaction par un objet réel quelconque qui vient s’y substituer, ne parvient jamais à combler le manque dans la mère (177).

Tuesday, August 17, 2010

Manque

A-portée-de-la-main et sous-la-main
[73] […] l’usage préoccupé […] rencontre aussi de l’étant qui fait défaut — qui non seulement n’est pas « maniable », mais encore n’est absolument pas « à main ». En tant que découverte d’un non-à-portée-de-la-main, un constat d’absence de cette sorte découvre du même coup l’à-portée-de-la-main dans un certain être-sans-plus-sous-la-main. Dans cette remarque de son non-à-portée-de-la-main, l’étant à-portée-de-la-main revêt le mode de l’insistance. Plus le besoin de ce qui fait défaut se fait sentir de façon pressante, plus proprement il est rencontré dans son ne-pas-être-à-portée-de-la-main, et d’autant plus insistant devient l’étant à-portée-de-la-main, au point même de sembler perdre le caractère de l’être-à-portée-de-la-main. Il se dévoile comme sans-plus-sous-la-main, dont il n’y a rien à faire sans ce qui manque. Le désarroi, en tant que mode déficient d’une préoccupation, découvre l’être-sans-plus-sous-la-main d’un étant à-portée-de-la-main.
[75] […] le manque d’un étant à-portée-de-la-main, dont la présence quotidienne était si « évidente» que nous n’en avions même pas fait la remarque, est une rupture des complexes de renvois découverts dans la circon-spection. La circon-spection se heurte au vide et voit maintenant seulement ce pour quoi et avec quoi ce qui manque était à-portée-de-la-main.


Etre-avec
[120] Même l’être-seul du Dasein est être-avec dans le monde. L’autre ne peut manquer que dans et pour un être-avec.
[121] Le manque, le « départ » sont des modes de l’être-Là-avec, ils ne sont possibles que parce que le Dasein comme être-avec laisse le Dasein d’autrui faire encontre en son monde.


Dasein
[243] […] le ne-pas-encore appartenant au Dasein ne demeure pas seulement inaccessible provisoirement et temporairement à l’expérience propre et étrangère [la lune] : il n’« est » absolument pas encore « effectif ».
[244] Le ne-pas-encore, ici [le fruit immature], est déjà impliqué dans son être propre, et cela non point en tant que détermination quelconque, mais en tant que constituant. De manière correspondante, le Dasein, aussi longtemps qu’il est, est lui aussi à chaque fois déjà son ne-pas-encore.
Ce qui constitue pour le Dasein sa « non-totalité », l’en-avant-de-soi constant, n’est ni l’excédent d’un ensemble sommatif, ni même un ne-pas-encore-être-devenu-accessible, mais un ne-pas-encore qu’un Dasein, en tant que l’étant qu’il est, a à chaque fois à être. Néanmoins la comparaison avec l’immaturité du fruit, en dépit d’une certaine convergence, manifeste des différences essentielles.
[283] manquer signifie ne-pas-être-sous-la-main. Le défaut comme ne-pas-être-sous-la-main d’une chose due est une détermination d’être du sous-la-main. En ce sens, rien ne peut manquer essentiellement à l’existence, non point parce qu’elle serait parfaite, mais parce que son caractère d’être demeure différent de tout sous-la-main.

Résumé p.283 [dette vs. manque]

.le concept de dette (faute) n’est pas clarifié par son explicitation en termes de cupabilité, d’endettement.
.le en-dette s’en trouve refoulé dans le domaine de la préoccupation.

.la clarification du phénomène de la dette n’est pas nécessairement liée au débit et à l’infraction au droit.
.elle ne peut réussir que si on s’enquiert de l’être-en-dette du Dasein, cad si l’en-dette est conçue à partir du mode d’être du Dasein.

.l’idée du « en-dette » doit être formalisée afin de mettre hors jeu les phénomènes vulgaires relatifs à l’être-avec préoccupé avec autrui.
.l’idée de dette doit être :
..haussée au-dessus du domaine de la préoccupation calculatrice.
..dégagée de tout rapport à un devoir et à une loi.

.dette ≠ défaut, comme le manque de qqchose qui doit et qui peut être.
.manque : ne-pas-être-sous-la-main.
.défaut : ne-pas-être-sous-la-main d’une chose due, détermination d’être du sous-la-main.

.rien ne peut manquer essentiellement à l’existence.
.pas parce qu’elle serait parfaite.
.parce que son caractère d’être demeure différent de tout sous-la-main.

.il y a dans l’idée du « en-dette » le caractère du ne-pas [Nicht].

.idée formellement existentiale du « en-dette » : être-fondement pour un être déterminé par un ne-pas – être fondement d’une nullité [Nichtigkeit].

.impossibilité de considérer comme déficient l’étant qui est fondement d’un défaut.
.partant d’un défaut causé par le Dasein ou du non-remplissement d’une exigence, impossible d’inférer rétrospectivement la déficience de la cause.

Monday, August 16, 2010

Summary of page 281

• Même si le sens de cet être-en-dette (Schuldigseins) se laissait saisir, son concept existential n’en demeurerait pas moins obscur.
• L’idée de dette doit être puisée dans une interprétation de l’être du Dasein.
• Qui dit comment nous sommes en dette et ce que dette signifie ?
• Toutes les recherches ontologiques sur des phénomènes comme la dette, la conscience, la mort doivent prendre leur point de départ dans ce qu’en dit l’explicitation quotidienne du Dasein.
• Le mode d’être échéant du Dasein implique que son interprétation est orientée inauthentiquement.
• Néanmoins, dans toute erreur de vision se dévoile une indication en direction de l’idée originaire du phénomène.
• Ce en-dette surgit comme prédicat du je suis.
• Est-ce que ce qui est compris comme dette dans une interprétation inauthentique se trouve dans l’être du Dasein de telle manière que celui-ci, pour autant qu’il existe facticement, soit déjà en dette ?

• Il faut conceptualiser le contenu de l’appel pour que puisse être compris ce que veut dire ce en-dette qui est crié.

• L’entente (Verständigkeit) quotidienne prend l’être-en-dette (Schuldigsein) au sens d’être débiteur (schulden) : on doit restituer à l’autre quelque chose auquel il prétend.
• Cet être-en-dette au sens d’avoir des dettes est une guise de l’être-avec autrui dans le domaine de la préoccupation.

Résumé p.282

.être-en-dette comme être responsable de, être la cause de.

.avoir des dettes + être responsable de = significations vulgaires de l’être-en-dette.
.peuvent converger et déterminer le comportement de « se mettre en dette » : léser un droit en étant responsable d’avoir des dettes.

.devenir en dette envers autrui : je suis responsable de ce que l’autre est mis en péril, égaré, ou brisé dans son existence.
.être le fondement d’un manque dans le Dasein d’un autre.
.déficience, manquement vis-à-vis d’une exigence qui s’applique à l’être-avec existant avec autrui.

.laisse de côté comment de telles exigences prennent naissance et comment leur caractère d’exigence et de loi doit être conçu.

.l’être-en-dette au sens de
..exigence éthique
..se rendre passible d’une peine
..avoir des dettes
..être responsable
.sont des modes d’être du Dasein.

.cette caractérisation ne suffit pas pour délimiter ontologiquement ce mode de « déterminité d’être » du Dasein.

Summary of page 280

• Toutes les expériences et toutes les interprétations de la conscience s’accordent sur ce point : la « voix » de la conscience parle d’une « dette » (Schuld).

§ 58. Compréhension de l’ad-vocation et dette.

• L’ad-voquer signifie une con-vocation du Soi-même le plus propre à son pouvoir-être en tant qu’être-au-monde préoccupé et être-avec.
• L’interprétation existentiale de ce à quoi l’appel con-voque ne délimite pas une possibilité concrète singulière d’existence.
• Ce qui peut être fixé ce n’est pas ce qui à chaque fois est existentiellement crié, mais ce qui appartient à la condition existentiale de possibilité du pouvoir-être factice.

• La compréhension de l’appel est d’autant plus authentique que le Dasein entend de façon plus intransférable (unbezüglicher) son être-ad-voqué, et quand ce qu’on dit falloir pervertit moins le sens de l’appel.

• L’appel ne dit rien qui serait à discuter, il ne donne aucune connaissance sur des événements (Begebenheiten).
• L’appel pro-voque (aufweisen) le Dasein vers son pouvoir-être en tant qu’appel venu de l’étrang(èr)eté.
• Le « d’où » de l’appeler, l’étrang(èr)eté de l’isolement jeté, est co-ouvert dans l’appeler.
• L’appel ne donne nul pouvoir-être idéal, universel à comprendre, mais plutôt le pouvoir-être isolé de chaque Dasein.
• Le caractère d’ouverture de l’appel n’est déterminé que si on le comprend comme rappel pro-vocant (vorrufenden Rückruf).

• Toutefois, ne répond-on à la question de savoir ce que l’appel dit en invoquant le fait que, dans toutes les expériences de conscience, l’appel advoque le Dasein en tant que coupable ?

Résumé p.281

.l’idée de dette ne saurait être puisée ailleurs que dans une interprétation de l’être du Dasein.
.qui dit comment nous sommes en dette et ce que dette signifie ?
.comment trouver la trace qui puisse nous conduire au dévoilement du phénomène ?

.toutes les recherches ontologiques sur la dette, la conscience, la mort, doivent nécessairement prendre leur point de départ dans ce qu’en « dit » l’explicitation quotidienne du Dasein.
.mais le mode d’être échéant du Dasein implique que son explicitation est le plus souvent orientée inauthentiquement.
.dans toute erreur de vision se dévoile en même temps une indication en direction de l’idée originaire du phénomène.

.le « en-dette » surgit comme prédicat du « je suis ».

.l’entente quotidienne prend le « être-en-dette » au sens de « être débiteur », « avoir des dettes ».
.guise de l’être-avec autrui dans le domaine de la préoccupation.
.ne pas satisfaire à la revendication de propriété des autres.
.l’être-en-dette en ce sens est rapporté à de l’étant dont on peut se préoccuper.

Saturday, August 14, 2010

Résumé p.280 [surmoi]

§58 Compréhension de l’ad-vocation et dette

.l’ad-voquer du On-même = con-vocation du Soi-même à son pouvoir-être en tant qu’être-au-monde préoccupé et être-avec avec les autres.

.ce qui peut et demande à être fixé par l’interprétation existentiale de ce à quoi l’appel con-voque :
..ce n’est pas ce qui est crié existentiellement dans chaque Dasein.
.. c’est la condition existentiale de possibilité du pouvoir-être factice-existentiel.

.la compréhension existentiellement entendante de l’appel est authentique :
..quand le Dasein entend et comprend son être-ad-voqué.
..quand ce qu’on dit convenir et falloir pervertit moins le sens de l’appel.

.l’appel vient de l’étrang(èr)eté de l’isolement jeté.
.ce lieu, l’étrang(èr)eté, est co-ouvert dans l’appeler.
.le « d’où » de l’appeler est le « vers où » du rappeler.

.l’appel ne donne nul pouvoir-être idéal, universel à comprendre.
.l’appel ouvre le pouvoir-être isolé de chaque Dasein.
.caractère d’ouverture de l’appel = rappel pro-vocant.

.ce qui est constamment entendu – ou non-entendu – dans toutes les expériences de la conscience : l’appel advoque le Dasein en tant que « coupable » : renvoie à une « dette » possible ou sa « liquidation ».

Friday, August 13, 2010

Le Dasein et la Fenêtre...

« […] l’exister humain n’est jamais seulement, en son fond essentiel, un objet subsistant quelque part, pas plus qu’il n’est un objet claustré sur soi. Il consiste plutôt, cet exister, en possibilités d’appréhension orientées sur ce qui vient à sa rencontre en s’adressant à lui […] »
Heidegger, Séminaires de Zurich, Séminaire du 8 Septembre 1959. pp.31-2.

« L’espace est donc translucide pour l’apparition de la table, il est ouvert, libre. […] La spatialité de cet espace consiste donc dans la translucidité, l’ouverture, dans le libre. En revanche, l’ouverture n’est elle-même rien de spatial. Le « à travers », à travers quoi quelque chose apparait et se montre selon sa modalité, c’est cela l’ouvert, le libre. Dans cet ouvert, nous nous y trouvons et nous nous y portons, mais tout autrement que la table. […] Il [le Dasein] se trouve en cet espace. […] Nous sommes absorbés par l’espace dans lequel nous nous rapportons à ceci et cela. En revanche, la table « ne se trouve » pas dans l’espace.
L’ouvert, le libre, le transparaissant ne repose pas sur le spatial ; au contraire, c’est le spatial qui, à l’inverse, repose sur l’ouvert et le libre. »
Heidegger, Séminaires de Zurich, Séminaire des 24 et 28 janvier 1964. p.37.

En ce qui concerne la « fenêtre peinte », il y aurait à demander : qu’est-ce qu’une fenêtre ? Son cadre délimite l’ouvert du transparaître (Durchscheinen) pour, grâce à la limite, le rassembler dans une délivrance du paraître (in eine Freigabe des Scheinens). La fenêtre, en tant qu’elle laisse entrer le paraître en son approche, est regard jeté au-dehors vers ce qui advient (Ausblick in die Ankunft). »
Heidegger, Sur La Madone Sixtine, 1955 (dans : Ph. Lacoue-Labarthe, La Vraie Semblance, Galilée, 2008, pp24-5).

Madone Sixtine, Raphaël, 1514.